David Cameron. La ferme des animaux

Publié sur revolutionpermanente.fr le 23 septembre 2015

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Un scandale défraie la chronique outre-Manche : dans ses jeunes années, le Premier ministre David Cameron aurait glissé ses parties intimes dans la gueule d’un cochon mort lors d’une soirée étudiante organisée par la très select « Piers Gaveston Society » de l’université d’Oxford. Les tabloïds en font leurs choux gras sans s’appesantir sur ce que cette affaire mordante révèle de la Haute société britannique…

Pierre Reip

Cameron ou la jeunesse dorée
Heatherdown School, Eton College, Brasenose College à Oxford, puis conseiller politique sous Thatcher, Cameron a suivi la voie royale des rejetons aux dents longues de la British High Society. Le locataire du 10 Downing Street n’est pas n’importe qui : il descend du roi Guillaume IV et est par ce fait un lointain cousin d’Elizabeth Windsor, toujours vissée sur son trône.
On savait déjà que Cameron était membre du club Bullingdon pour fistons fortunés, aux côtés de son chancelier de l’Échiquier George Osborne et du maire de Londres Boris Johnson. Il faut à présent ajouter à son pédigrée l’affiliation à la sulfureuse et très fermée « Piers Gaveston Society », fondée en 1977 et limitée à 12 bacheliers triés sur le volet.
Les « soirées » étudiantes de l’élite britannique n’ont rien à envier à celles des faluchards et carabins , c’est en tout cas ce que démontre le brûlot que s’apprête à publier un autre marmouset de la couronne, le très honorable Lord Ashcroft. Ce self-made-baron qui a fait fortune dans le juteux business de la sécurité était jusqu’à il y a peu le grand argentier des Tories, les conservateurs anglais. N’ayant point obtenu le maroquin qu’il convoitait à grand renfort de livres sterling, notre Baron se fâcha avec l’infatué Cameron, qui ne se fit pas que des amis dans sa quête pour devenir le premier serviteur du Royaume. Pour son malheur, messire Ashcroft a les oreilles affûtées, et la langue bien pendue… Il aurait recueilli la confidence de l’initiation phallo-porcine d’un mystérieux témoin de la scène, qui serait aujourd’hui membre du parlement.

De la nécessité d’élever les cochons ensemble…

Qu’Ashcroft affabule ou pas importe finalement peu. Comme le souligne Sam Kriss dans son article pour Vice, ce genre de rite initiatique existe dans de nombreuses sociétés. Dans la monarchie britannique si subtilement stratifiée, comme dans toutes les sociétés de classe, ces pratiques phalliques sont une façon de s’unir par le secret de l’inavouable. La grande bourgeoisie a besoin de rituels pour affermir sa solidarité de classe. Et si l’un de ses avortons ose nuire à ses pairs, le scandale lui pend au bout du groin.
Ce que l’histoire ne dit pas, c’est quand… quand… les cochons qui se sont déjà bien engraissés, seront… mangés !

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